Vivre le congrès 2015 de l’IFLA au Cap

La communauté bibliothéconomique mondiale respecte la tradition de rencontre annuelle, après le vieux continent, c’est le berceau de l’humanité qui accueille le congrès de la Fédération internationale des Associations et Institutions de Bibliothèques (IFLA). Depuis une semaine déjà, les bibliothécaires du monde affluent par voies terrestre, aérienne et maritime en terre sud africaine pour participer au 81e congrès mondial des bibliothécaires et associations de bibliothèques qui se tient au Cap du 15 au 21 août 2015 autour du thème « Bibliothèques dynamiques : accès, développement et transformation ».

Après Lyon 2014, qui a battu des records pour avoir rassemblé 3975 professionnels, venant de 144 pays autour de plus de 500 sessions d’échanges, le congrès du Cap est parti pour relever le défi au grand bonheur de la communauté bibliothéconomique mondiale. C’est parti pour une semaine d’échanges et d’enrichissement professionnels, d’inspiration, de découverte, de développement personnel et de réseautage avec les membres de la communauté bibliothéconomique  mondiale.
Engagé dans le combat de la francophonie au sein de l’IFLA et de ses instances, le Comité français international bibliothèques et documentation (CFIBD) a reconduit son programme annuel d bourses en permettant à 11 collègues français et 12 collègues francophones de participer à cette enrichissante expérience du WLIC2015, et certains d’entre eux pour la première fois. Cet effort notable dans l’action internationale des bibliothèques et des bibliothécaires du CFIBD dure 18 ans avec 450 bourses octroyées.

L’ouverture officielle du congrès de l’IFLA es toujours précédée par les traditionnelles réunions des comités permanents (Standing Committee meeting), qui sont des moments d’échanges, de bilan et d’élaboration de programmes d’activités des différentes sections de l’IFLA et les Caucus, autre modèle de réunion à l’IFLA organisé sous forme de regroupement régional ou de communauté linguistique . Mais, c’est également l’occasion de découvrir le centre de congrès, prendre ses marques et retirer son matériel de congressiste, dont le symbolique badge de l’IFLA avec le programme complet du congrès en petit format incorporé. Flanqué de ce sésame, qui t’ouvre grandement les différents espaces et services du congrès, les réunions professionnelles, l’espace d’exposition des éditeurs, la soirée culturelle et les visites des bibliothèques. Dès lors, mu par un sentiment d’appartenance à une généreuse communauté, encline au partage, le congressiste s’engage dans une opération d’élargissement de ses horizons professionnels avec ses pairs venus des quatre coins du monde. Je promets de revenir dans les billets qui suivent de mon vécu de congressiste, par la synthèse ou le partage des grandes lignes  des sessions auxquelles j’ai participées.

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TNT au Sénégal : basculement de l’analogique au numérique

J’ai participé ce mardi 24 mars 2015 au séminaire de partage organisé par le Comité national de pilotage de la transition de l’analogique vers le numérique (CONTAN) et le groupe Excaf. Je partage ici, à la place d’un compte rendu les quelques informations glanées, sous forme de prise de notes dans une sous rubrique avec le tag carnet de bord. Il est écrit dans un format télégraphique et en langage non expert. Une demi journée de partage avec différents acteurs du secteur de l’informatique, des télécoms et de l’audiovisuel autour des architectures et plateformes technologiques de la Télévision numérique terrestre (TNT) au Sénégal. Conformément à l’accord international GE06 de l’Union internationale des télécommunications (UIT), le Sénégal basculera obligatoirement le 17 juin 2015, de l’analogique au numérique autour de son planning de fréquence établi pour la télévision numérique terrestre. Des avantages du passage au numérique, le Directeur exécutif du CONTAN, M. Amadou Top précisera qu’en analogique, une chaîne de TV est diffusée sur une fréquence ou canal, alors qu’en numérique, il est possible de diffuser dans un même canal plusieurs chaînes avec une meilleure qualité. Au regard des normes, au plan mondial, le Sénégal a porté son choix sur la DBVT2 pour son projet de Télévision numérique terrestre. Avec à la TNT partout et pour tous, le Sénégal avance dans la société de l’information, du savoir et de l’économie numérique. Nous allons avoir une télévision interactive. Tous les foyers pourront recevoir les chaines à l’échelle du territoire national. La TNT assure 100% de couverture nationale pour toutes les chaînes embarquées. Alors qu’avec l’analogique, des 17 diffuseurs actuels au Sénégal, seule la RTS1 couvre 80% du territoire sénégalais. Le groupe Excaf, partenaire officiel de l’Etat construit l’infrastructure et assure la formation des différents intervenants autour des produits techniques et technologiques. Pour la réception de la TNT, une antenne de toit UHF et un décodeur pour chaque TV suffira. 865 000 décodeurs répondant aux exigences HbbTv (TNT et internet broad band) seront mis à la disposition des ménages, voire 1.100.000 décodeurs. Le signal audiovisuel va arriver chez le consommateur qui doit disposer d’un retour internet dixit M. Top, …la télévision numérique va transporter avec elle tous les services à valeur ajoutée qui sont innombrables. Donc dans 4 mois, il devrait pas y avoir au Sénégal une famille sans Internet. 4 contraintes sont à considérer : – Une infrastructure convergente et mutualisée; – des contenus locaux de qualité (une industrie de production et de développement de services pour une économie émergente); – Une nouvelle chaine de valeur entrainant un nouveau cadre juridique; – un accompagnement, avec beaucoup de formation. La télévision numérique génère une multitude de services à valeur ajoutée. Une convergence numérique qui appelle à un décloisonnement de l’environnement juridique. Les différents acteurs sont appelés à se remettre en question avec les espaces et les nouveaux contenus qui se créent. Un système d’archivage qui permet en temps réel, d’archiver toutes les productions télévisuelles sénégalaises va sécuriser les contenus qui vont être disponibles pour tous les citoyens. Avec l’éventail de chaines qui sont appelées à avoir un contenu national important, le combat sera sur le terrain de la qualité. C’est le consommateur qui en sera le régulateur. Pour ceux qui disposent d’appareils anciens, ils ne changent pas de téléviseur c’est le décodeur qui sera l’élément intelligent normé DVBT2 qui l’adapte au numérique.

Sur les flôts de Lyon WLIC 2014

Je m’étais promis dans mon dernier billet Rideau sur l’ifla 2013 ! Cap sur Lyon 2014, de revenir sur le déroulement du congrès et assemblée générale de l’IFLA à Singapour, en partageant mon vécu de congressiste. Un rapport détaillé, que voici, fait au Cfibd quelques jours plus tard (en septembre), en tant que boursier était largement revenu sur cela. Par contre, j’invitai les collègues à embarquer avec moi, au bord d’OpenLib.Sn, en naviguant sur le sillage du paquebot de l’IFLA pour aller s’échouer volontairement au confluent du Rhône et de la Saône, répondant ainsi à l’appel du pays de Marianne à ‘’…une confluence des cultures vers la connaissance’’.
Comme promis, dans l’immatriculation de cette barque, en faisant cap sur Lyon, nous avons fait avec les collègues une excursion bibliothéconomique au large du Golfe de Guinée, précisément à kumasi au Ghana du 10 au 14 février 2014. L’IFLA y avait organisé un atelier régional dans le cadre de son Programme de construction de fortes associations de bibliothèque (BSLA). Comme un mid-term congrès IFLA pour l’Afrique (six mois après Singapour et six mois avant Lyon 2014), l’atelier avait réuni 45 personnes composées d’officiels de l’IFLA et des représentants de dix-huit associations professionnelles nationales, sous la coordination de la Fédération africaine des bibliothèques et associations en sciences de l’information (AFLIA), mise sur pied lors du Sommet des bibliothèque africaines en 2013 à Pretoria en Afrique du Sud.
L’honneur m’avait été fait de partager une provision professionnelle, à travers une communication, que j’ai présentée avec beaucoup d’enthousiasme sur la culture intergénérationnelle dans les associations et comment intégrer la nouvelle génération dans le management associatif. Partant d’une méthodologie de questionnement, j’ai assimilé, dans ma communication, une association professionnelle à une famille dotée d’un code de conduite, avec des membres dépourvus d’expériences mais débordant d’énergie et d’engagement (les jeunes) et d’autres dotés d’une certaine sagesse acquise avec l’expérience (les anciens). Appelant à un encadrement des jeunes par les anciens, j’ai prôné par une formule imagée, ‘’l’inoculation du virus bibliothéconomique’’ au jeunes professionnels, en développant leur capacités de plaidoirie en faveur des bibliothèques, afin de faire d’eux de véritables avocats des bibliothèques et de leurs rôles dans la société. Pour y arriver, je considère que le défi d’un dialogue intergénérationnel réussi dans une association professionnelle c’est d’allier la sagesse, le rêve, l’amusement, le dynamisme et les tendances. Et que la jeunesse, symbole d’énergie, d’amusement et de rêve devrait être intégrée dans la dynamique de management des associations à travers une stratégie bâtie autour de six axes :
La capacité d’écoute : Écouter les jeunes et prendre en compte leurs rêves ;
l’émulation : les faire rêver par la réalité en érigeant ceux qui se sont distingués dans la profession en modèles et en partageant les réussites professionnelles;
l’initiative personnelle : les encadrer à reformuler leurs rêves avec les outils technologiques ;
le réseautage et l’apprentissage : les mettre en rapport avec leurs homologues rêveurs de l’autre bout du monde (cadres d’échange, bourses, rencontres professionnelles);
le mentorat : les encourager à exprimer leurs rêves et au partage en devenant des agents de plaidoyer du rôle des bibliothèques dans la société et en faveur des citoyens.
Le réflexe du bibliothécaire me pousse également à partager une provision ramassée durant l’atelier et ajoutée à ma gibecière, c’est l’excellente communication inaugurale de la ‘’2nde dame’’ du Ghana, Madame Matilda Amissah Arthur, épouse du vice-président du Ghana, et bibliothécaire de métier. Elle a mis l’accent dans sa présentation sur le rôle important que doivent jouer les bibliothèques dans la réduction de la pauvreté dans le continent, et l’apport qu’elles peuvent assurer pour l’accès à l’information et le renforcement des compétences en maitrise de l’information des citoyens.
Poursuivant sa navigation, après avoir quitté les eaux ghanéennes, OpenLib.Sn a accosté ce 16 août 2014 aux côtes lyonnaises pour le congrès de l’IFLA 2014. Je compte partager avec plaisir, au fil des jours, les fruits de mon exploration.

Rideau sur l’ifla 2013 ! Cap sur Lyon 2014

Les rideaux sont tombés sur le 79e congrès et assemblée générale de l’IFLA à Singapour, après la clôture des travaux du WLIC2013 par Mme Sinikka Sipilä à la suite deWLIC2013 son discours de prise de fonction comme présidente de l’IFLA. On a vécu pendant une semaine un congrès riche en échanges autour du thème « Les bibliothèques du futur : des possibilités infinies». La rencontre mondiale des bibliothécaires, ouverte et clôturée en sons et lumières, a été pleine de couleur et de dynamisme intellectuel. La communauté mondiale des bibliothécaires et éditeurs embarquent pour le pays de Marianne. La France convie le monde bibliothéconomique à ‘’…une confluence vers la connaissance’’ à Lyon en 2014 pour le 80ème congrès de l’IFLA sur le thème «Bibliothèques, citoyenneté, société : une confluence vers la connaissance ».

Le temps d’embarquer à bord du paquebot de l’IFLA pour aller s’échouer volontairement au confluent du Rhône et de la Saône, arrêtons-nous sur ces dix jours d’amarrage au large de Singapour, cette merveilleuse île de l’Asie du Sud-Est. Dans un élan de partage, je compte, à travers quelques billets, tirer un bilan professionnel d’une participation à cette rencontre mondiale des bibliothèques et des bibliothécaires qui aura réuni 3750 participants venant de 120 pays, autour de 224 sessions.

Cette entreprise de restitution et de partage consistera à faire une rétrospective de mon quotidien de congressiste autour de mes centres d’intérêts parmi les cinq sous thèmes du congrès de 2013 : Open Access and digital ressources (1) ; Policy, strategy and advocacy (2) ; Users driving access and services (3) ; Tools and techniques (4) ; Ideas, innovations, anticipating the new (5). Mais ce sera également le moment, de faire le point sur mes différentes expériences au cours de ce congrès : Préparatifs de congrès (boursier francophone du Cfibd, permanence au stand de promotion du congrès de de Lyon en 2014) ; le congrès vue de l’intérieur (découverte du fonctionnement de l’IFLA en tant qu’assistant du centre francophone IFLA en Afrique, participation à la traduction de l’IFLA Express) ; les espaces de discussion et de partage ; l’engagement dans l’AIFBD, l’aspect culturel et l’enrichissement à travers la rencontre avec de nouveaux collègues et les retrouvailles avec des confrères d’autres pays, etc.

Précisons que sur les flots pour Lyon 2014, nous allons risquer l’aventure de voguer dans le sillage du paquebot de l’IFLA, à bord d’OpenLib.Sn. Cette petite barque que je poussai à l’eau en mars 2012, suivant la longue traîne des embarcations sénégalaises déjà en mer dans la biblio-blogosphère mondiale, à l’image de SENBIBDOC. Donc, ce sera un nouveau départ pour redonner vie à cet espace ouvert aux professionnels de l’information et de la documentation, et mis en veilleuse depuis lors au profit d’un microblogging sur mon profil Twitter Thiaatmi et un partage sur les pages Facebook ASBAD.ASSO et ASBAD.INFO que j’administre pour notre association professionnelle ASBAD.

En faisant cap sur Lyon 2014, pour une confluence des cultures et des connaissances, je convie mes hôtes, le temps d’un voyage, à des échanges. Volontiers, je partagerai ma pratique quotidienne de la profession et les retours d’expériences acquis au contact d’autres environnements bibliothéconomiques : séjour d’immersion de quatre semaines dans les bibliothèques saoudiennes à Ryadh, périple bibliothéconomique de trois semaines à travers cinq États américains dans le cadre de l’excellent programme d’échanges du Département d’Etat américain International Visitors Leadership Program (IVLP) 2012, participation d’un francophone au congrès de l’ALA (Association américaine des bibliothèques) à Anaheim en Californie en 2012, etc.

Nous allons beaucoup discuter de la profession, des bibliothèques et de leur évolution, mais surtout de l’Open Access (OA) et sa dynamique en cours dans le monde. Nous partirons d’un état de l’art de l’OA au Sénégal, pour remonter le temps, s’il le faut, jusqu’à l’atelier national de lancement que j’ai eu à coordonner au nom du Consortium sénégalais des bibliothèques de l’enseignement supérieur (COBESS) avec son partenaire Eifl.net.

Mais, avant de lever l’ancre pour naviguer vers Lyon, explorons, comme promis, l’île de Singapore et les dédales du Syntec convention center pour revivre le 79e congrès et assemblée générale de l’IFLA 2013.

Alternance 2.0 au Sénégal

Le Sénégal a vécu ce 25 mars 2012 sa seconde alternance démocratique. Il faut éviter d’être péremptoire en affirmant que les réseaux et les médias sociaux ont fortement contribué à sa survenance, mais force est de constater que l’esprit et la pratique du web social auront traversé cette élection présidentielle 2012 au Sénégal.

Ainsi, en attendant la publication du billet liminaire de ce biblioblog (OPENLIB.SN), je me prononce dans ce post, qui n’est rien d’autre qu’un bavardage au clavier au sens québécois du terme clavardage, sur la place qu’ont occupée les réseaux et médias sociaux dans le processus ayant abouti à cette seconde alternance démocratique au Sénégal, plutôt que de m’appesantir sur le panorama des réseaux et médias sociaux, leurs différences et l’impact éventuel de leur utilisation dans des élections. Ces  aspects ont d’ailleurs été bien traités (à mon avis) par Aboubacar Sadikh Ndiaye, l’auteur du livre blanc «Présidentielles 2.0», et qui a donné la parole à des experts.

A l’image des organisations de la société civile qui ont appelé les acteurs politiques au respect des valeurs républicaines, et les populations à se tenir debout et à veiller, certains acteurs de la blogosphère sénégalaise ont lancé un appel aux citoyens à se comporter  comme des E-observateurs du processus électoral à travers les réseaux et médias sociaux.

Certes, tous les électeurs sénégalais ne sont pas des internautes, mais la communauté web nationale a été très active. Les usagers de la toile se sont approprié les nouvelles fonctionnalités web pour se positionner comme des veilleurs. L’e-citoyen sénégalais s’est transformé en Big brother 2.0 pour partager sur son profil Facebook , sur son compte Twitter ou dans des espaces dédiés ses photos ou vidéos prises avec son smartphone, suggérer des liens ou poster des commentaires relatifs à l’élection présidentielle 2012.

Pour profiter de l’interactivité de ces ‘’journalistes amateurs’’, capables de remonter une anomalie, ou révéler une information à travers ces médias sociaux, même les télévisions nationales et internationales engagées dans la couverture de ces élections n’ont pas manqué de suivre cette longue traine (@2stvsenegal, @TFM  ,…). Des hashtags ont même été proposés pour une interaction avec les invités des émissions en direct. Pour d’autres, l’intervention s’est faite à travers  des plateformes de partage telles ‘’ les citoyens ont la parole’’, un projet de journalisme participatif porté par les Observateurs de France 24 et l’Atelier des médias de RFI avec des blogueurs volontaires ou encore via Sénégal 2012 ; Parole aux sénégalais ou Sama Baat initiatives prises par des sénégalais.

Même les organisations de la société civile s’y sont mises. Le Mouvement des forces vives du 23 juin 2011 (M23) a créé son espace et le mouvement Y’en a marre engagé dans le combat citoyen a mis en place sa page  Facebook avec plus de 13 000 clics sur le bouton ‘’j’aime’’ combinée à  un profil Twitter.

La communauté des blogueurs sénégalais a été au premier plan de cette bataille en ligne pour des élections libres et transparentes mais aussi pour une forte mobilisation citoyenne. La plateforme Sunu2012 a été une réussite notable dans ce domaine. Son hashtag #sunu2012 , de même que d’autres comme #kebetu ont été des « passages » incontournables pour les milliers de tweets partagés par les usagers de cette plateforme du micro-blogging.

Les deux coalitions en lice pour le fauteuil présidentiel n’ont pas été en reste dans la bataille à travers les médias sociaux. Déjà, à quarante huit heures du second tour de l’élection présidentielle, le candidat de la coalition victorieuse Benno Bok Yaakar (ensemble pour un espoir commun) partait largement favori en gagnant à la ‘’clic-ométrie’’ sur le bouton ‘’j’aime’’ de Facebook et au vu des résultats d’un sondage publié sur le profil de sunu Sénégal.

Mais ne faudrait-il pas, pour autant, relativiser l’impact des médias sociaux sur le processus électoral même si l’Internet mobile a fortement progressé  au Sénégal, car comme l’écrivait Olivier Sagna, l’éditorialiste du Bulletin d’analyse sur les technologies de l’information et de la communication (BATIK), la Lettre d’information électronique mensuelle publiée par OSIRIS « Globalement, le taux de pénétration des services Internet dans la société sénégalaise reste cependant encore très faible puisqu’il ne concerne que 2,8% de la population même si en termes d’utilisation, l’Union internationale des télécommunications (UIT) évalue le taux de pénétration d’Internet à 15,7% de la population. 2011 restera donc dans les annales comme l’année où l’Internet mobile s’est imposé comme le moyen d’accès privilégié à Internet.».

En tout état de cause, force est de reconnaitre que le web social aura été au cœur de cette alternance 2.0 au Sénégal qui consacre la fin d’un cycle de leaders pour ouvrir l’ère des leaders appartenant aux générations  post-indépendance, peut être pour une gouvernance 2.0 au service du Nouveau type de sénégalais (NTS) que le mouvement « Y’en a marre » appelle de tous ses vœux, et qui sera certainement un Sénégalais 2.0.

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