Sur les flôts de Lyon WLIC 2014

Je m’étais promis dans mon dernier billet Rideau sur l’ifla 2013 ! Cap sur Lyon 2014, de revenir sur le déroulement du congrès et assemblée générale de l’IFLA à Singapour, en partageant mon vécu de congressiste. Un rapport détaillé, que voici, fait au Cfibd quelques jours plus tard (en septembre), en tant que boursier était largement revenu sur cela. Par contre, j’invitai les collègues à embarquer avec moi, au bord d’OpenLib.Sn, en naviguant sur le sillage du paquebot de l’IFLA pour aller s’échouer volontairement au confluent du Rhône et de la Saône, répondant ainsi à l’appel du pays de Marianne à ‘’…une confluence des cultures vers la connaissance’’.
Comme promis, dans l’immatriculation de cette barque, en faisant cap sur Lyon, nous avons fait avec les collègues une excursion bibliothéconomique au large du Golfe de Guinée, précisément à kumasi au Ghana du 10 au 14 février 2014. L’IFLA y avait organisé un atelier régional dans le cadre de son Programme de construction de fortes associations de bibliothèque (BSLA). Comme un mid-term congrès IFLA pour l’Afrique (six mois après Singapour et six mois avant Lyon 2014), l’atelier avait réuni 45 personnes composées d’officiels de l’IFLA et des représentants de dix-huit associations professionnelles nationales, sous la coordination de la Fédération africaine des bibliothèques et associations en sciences de l’information (AFLIA), mise sur pied lors du Sommet des bibliothèque africaines en 2013 à Pretoria en Afrique du Sud.
L’honneur m’avait été fait de partager une provision professionnelle, à travers une communication, que j’ai présentée avec beaucoup d’enthousiasme sur la culture intergénérationnelle dans les associations et comment intégrer la nouvelle génération dans le management associatif. Partant d’une méthodologie de questionnement, j’ai assimilé, dans ma communication, une association professionnelle à une famille dotée d’un code de conduite, avec des membres dépourvus d’expériences mais débordant d’énergie et d’engagement (les jeunes) et d’autres dotés d’une certaine sagesse acquise avec l’expérience (les anciens). Appelant à un encadrement des jeunes par les anciens, j’ai prôné par une formule imagée, ‘’l’inoculation du virus bibliothéconomique’’ au jeunes professionnels, en développant leur capacités de plaidoirie en faveur des bibliothèques, afin de faire d’eux de véritables avocats des bibliothèques et de leurs rôles dans la société. Pour y arriver, je considère que le défi d’un dialogue intergénérationnel réussi dans une association professionnelle c’est d’allier la sagesse, le rêve, l’amusement, le dynamisme et les tendances. Et que la jeunesse, symbole d’énergie, d’amusement et de rêve devrait être intégrée dans la dynamique de management des associations à travers une stratégie bâtie autour de six axes :
La capacité d’écoute : Écouter les jeunes et prendre en compte leurs rêves ;
l’émulation : les faire rêver par la réalité en érigeant ceux qui se sont distingués dans la profession en modèles et en partageant les réussites professionnelles;
l’initiative personnelle : les encadrer à reformuler leurs rêves avec les outils technologiques ;
le réseautage et l’apprentissage : les mettre en rapport avec leurs homologues rêveurs de l’autre bout du monde (cadres d’échange, bourses, rencontres professionnelles);
le mentorat : les encourager à exprimer leurs rêves et au partage en devenant des agents de plaidoyer du rôle des bibliothèques dans la société et en faveur des citoyens.
Le réflexe du bibliothécaire me pousse également à partager une provision ramassée durant l’atelier et ajoutée à ma gibecière, c’est l’excellente communication inaugurale de la ‘’2nde dame’’ du Ghana, Madame Matilda Amissah Arthur, épouse du vice-président du Ghana, et bibliothécaire de métier. Elle a mis l’accent dans sa présentation sur le rôle important que doivent jouer les bibliothèques dans la réduction de la pauvreté dans le continent, et l’apport qu’elles peuvent assurer pour l’accès à l’information et le renforcement des compétences en maitrise de l’information des citoyens.
Poursuivant sa navigation, après avoir quitté les eaux ghanéennes, OpenLib.Sn a accosté ce 16 août 2014 aux côtes lyonnaises pour le congrès de l’IFLA 2014. Je compte partager avec plaisir, au fil des jours, les fruits de mon exploration.

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Rideau sur l’ifla 2013 ! Cap sur Lyon 2014

Les rideaux sont tombés sur le 79e congrès et assemblée générale de l’IFLA à Singapour, après la clôture des travaux du WLIC2013 par Mme Sinikka Sipilä à la suite deWLIC2013 son discours de prise de fonction comme présidente de l’IFLA. On a vécu pendant une semaine un congrès riche en échanges autour du thème « Les bibliothèques du futur : des possibilités infinies». La rencontre mondiale des bibliothécaires, ouverte et clôturée en sons et lumières, a été pleine de couleur et de dynamisme intellectuel. La communauté mondiale des bibliothécaires et éditeurs embarquent pour le pays de Marianne. La France convie le monde bibliothéconomique à ‘’…une confluence vers la connaissance’’ à Lyon en 2014 pour le 80ème congrès de l’IFLA sur le thème «Bibliothèques, citoyenneté, société : une confluence vers la connaissance ».

Le temps d’embarquer à bord du paquebot de l’IFLA pour aller s’échouer volontairement au confluent du Rhône et de la Saône, arrêtons-nous sur ces dix jours d’amarrage au large de Singapour, cette merveilleuse île de l’Asie du Sud-Est. Dans un élan de partage, je compte, à travers quelques billets, tirer un bilan professionnel d’une participation à cette rencontre mondiale des bibliothèques et des bibliothécaires qui aura réuni 3750 participants venant de 120 pays, autour de 224 sessions.

Cette entreprise de restitution et de partage consistera à faire une rétrospective de mon quotidien de congressiste autour de mes centres d’intérêts parmi les cinq sous thèmes du congrès de 2013 : Open Access and digital ressources (1) ; Policy, strategy and advocacy (2) ; Users driving access and services (3) ; Tools and techniques (4) ; Ideas, innovations, anticipating the new (5). Mais ce sera également le moment, de faire le point sur mes différentes expériences au cours de ce congrès : Préparatifs de congrès (boursier francophone du Cfibd, permanence au stand de promotion du congrès de de Lyon en 2014) ; le congrès vue de l’intérieur (découverte du fonctionnement de l’IFLA en tant qu’assistant du centre francophone IFLA en Afrique, participation à la traduction de l’IFLA Express) ; les espaces de discussion et de partage ; l’engagement dans l’AIFBD, l’aspect culturel et l’enrichissement à travers la rencontre avec de nouveaux collègues et les retrouvailles avec des confrères d’autres pays, etc.

Précisons que sur les flots pour Lyon 2014, nous allons risquer l’aventure de voguer dans le sillage du paquebot de l’IFLA, à bord d’OpenLib.Sn. Cette petite barque que je poussai à l’eau en mars 2012, suivant la longue traîne des embarcations sénégalaises déjà en mer dans la biblio-blogosphère mondiale, à l’image de SENBIBDOC. Donc, ce sera un nouveau départ pour redonner vie à cet espace ouvert aux professionnels de l’information et de la documentation, et mis en veilleuse depuis lors au profit d’un microblogging sur mon profil Twitter Thiaatmi et un partage sur les pages Facebook ASBAD.ASSO et ASBAD.INFO que j’administre pour notre association professionnelle ASBAD.

En faisant cap sur Lyon 2014, pour une confluence des cultures et des connaissances, je convie mes hôtes, le temps d’un voyage, à des échanges. Volontiers, je partagerai ma pratique quotidienne de la profession et les retours d’expériences acquis au contact d’autres environnements bibliothéconomiques : séjour d’immersion de quatre semaines dans les bibliothèques saoudiennes à Ryadh, périple bibliothéconomique de trois semaines à travers cinq États américains dans le cadre de l’excellent programme d’échanges du Département d’Etat américain International Visitors Leadership Program (IVLP) 2012, participation d’un francophone au congrès de l’ALA (Association américaine des bibliothèques) à Anaheim en Californie en 2012, etc.

Nous allons beaucoup discuter de la profession, des bibliothèques et de leur évolution, mais surtout de l’Open Access (OA) et sa dynamique en cours dans le monde. Nous partirons d’un état de l’art de l’OA au Sénégal, pour remonter le temps, s’il le faut, jusqu’à l’atelier national de lancement que j’ai eu à coordonner au nom du Consortium sénégalais des bibliothèques de l’enseignement supérieur (COBESS) avec son partenaire Eifl.net.

Mais, avant de lever l’ancre pour naviguer vers Lyon, explorons, comme promis, l’île de Singapore et les dédales du Syntec convention center pour revivre le 79e congrès et assemblée générale de l’IFLA 2013.

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