ECOLE AFRICAINE SUR LA GOUVERNANCE DE L’INTERNET 2018 (Jour 0)

La 6e Ecole africaine sur la Gouvernance de l’Internet (AfriSIG) qui se tient à Zanzibar en Tanzanie du 11 au 16 octobre 2018, réunit trente-cinq apprenants et une vingtaine d’encadreurs, experts et personnes ressources. L’AfriSIG est un cours intensif annuel d’apprentissage et de partage des connaissances de cinq jours organisé par l’Association pour le Progrès des Communications (APC) et la Commission de l’Union Africaine.

L’objectif est de développer un pipeline de leaders africains issus de divers secteurs, origines et âges, possédant les compétences nécessaires pour participer aux structures de gouvernance de l’Internet au niveau local et international et façonner l’avenir du paysage de l’Internet pour le développement de l’Afrique.

Basé sur une approche du local au global, le programme aborde les questions, processus et pratiques liés à la gouvernance de l’Internet et tient compte des évolutions majeures dans le domaine. L’enseignement se fait à travers un modèle mixte de conférences et de séminaires, d’apprentissage par les pairs, d’exercices pratiques, ainsi que de mentorat d’experts africains et mondiaux du domaine.

Les derniers apprenants et encadreurs ayant rejoint le groupe ce jeudi, les participants de l’AfriSIG 2018 ont démontré leur enthousiasme lors de la session d’accueil et de socialisation de ce jeudi 11 octobre  à aborder les différentes thématiques du cours, notamment :

  • Un aperçu des concepts, des enjeux et des institutions de la gouvernance de l’internet ;
  • l’architecture, l’infrastructure, les normes et protocoles de l’Internet et la gestion des noms et numéros de l’Internet ;
  • la Gouvernance de l’Internet et les questions sociales: problématique hommes-femmes, droits de l’homme et développement ;
  • la cyber sécurité, les approches multipartites et les nouveaux enjeux de la gouvernance de l’internet tels que les algorithmes et l’internet des objets.

Les participants sont soumis à un environnement d’apprentissage et de simulation réelle pour expérimenter avec des exercices pratiques la complexité de la négociation multipartite et de l’élaboration d’un énoncé de principes collaboratif sur un sujet actuel, relatif à la gouvernance de l’Internet. Les lignes directrices sur la protection des données à caractère personnel pour l’Afrique et le Règlement général sur la protection des données ou GDPR de l’Union Européenne seront objets d’étude.                                                 Data ProtectionCrédit : AfriSIG

Cette année, l’Ecole a été précédée d’un atelier de deux jours les 10 et 11 octobre 2018 sur Comment participer efficacement et gérer des Discussions Multipartites. Cet atelier préliminaire, organisé en collaboration avec le Projet de Gouvernance Collaborative de l’Internet Society visait à outiller les apprenants de compétences sur la négociation et la résolution de conflits dans le cadre de processus de prise de décisions multipartites.

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La voix des bibliothèques au 6e Forum Africain sur la Gouvernance de l’Internet

La belle ville de Sharm El Sheih abrite du 04 au 06 décembre 2017, avec le soutien de l’Autorité nationale de réglementation des télécommunications d’Égypte (NTRA), le 6e FORUM AFRICAIN SUR LA GOUVERNANCE DE L’INTERNET (AIGF) autour du thème général « Pour une transformation numérique inclusive de l’Afrique»

L’AIGF est un cadre d’échange, multi-acteurs, multilingue, démocratique et transparent sur la gouvernance de l’internet à l’échelle continentale. Il regroupe des représentants des gouvernements, du secteur privé, de la société civile, des organisations internationales, des universitaires, des spécialistes  et de différents acteurs de l’écosystème Internet. Si le Forum Mondial sur la Gouvernance de l’Internet (IGF) est organisé par les Nations Unies, le secrétariat du Forum Africain sur la Gouvernance de l’Internet (AIGF), quant à lui,  est co-abrité par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA) et la Commission de l’Union Africaine (UCA).

Pour rappel le Forum Africain sur la Gouvernance de l’Internet a été lancé à Nairobi, au cours du Forum mondial sur la Gouvernance de l’Internet (IGF) en 2011. Il est passé par plusieurs phases à travers le processus du Sommet Mondial sur la Société de l’Information (SMSI) et les réunions régionales tenues entre 2002 et 2005.

Le forum offre plusieurs espaces d’échange et d’élaboration de stratégies consensuelles, dont la Coalition Dynamique pour l’Accès Public dans les bibliothèques (DC PAL) qui permet d’aborder les questions de gouvernance d’Internet relatives à l’accès public et favorise une discussion sur la façon dont l’expertise, les réseaux et l’infrastructure existants au niveau des bibliothèques peuvent contribuer à l’atteinte des objectifs et à l’esprit du processus du Sommet mondial sur la société de l’information. Dans les pays en développement, les bibliothèques publiques sont bien placées pour augmenter le nombre de personnes qui se connectent avec un coût minimal et des résultats optimaux.

Avec des délégués de la Fédération internationale des associations de bibliothécaires et des bibliothèques (IFLA), de l’ONG Information électronique pour les bibliothèques (Eifl.net), de la Fédération africaine des associations de bibliothèques et institutions d’information (AfLIA), les bibliothécaires font entendre l’écho de leurs voix et celles des institutions et usagers qu’ils servent durant ce forum. Le DC-PAL de l’AIGF 2017 se penchera sur le sous thème de ‘’De l’accès à l’autonomisation : Les bibliothèques publiques pour relever le défi de connecter le prochain milliard’’.

L’IFLA sera représentée à ce 6e Forum africain sur la gouvernance de l’Internet (AIGF) par deux Associates de son Programme international des leaders Mahmoud Khalifa d’Egypte et Mandiaye Ndiaye du Sénégal qui participeront à coté d’autres délégués à porter la voix des bibliothèques et présenteront leur projet commun avec Jonathan Hernandez du Mexique  »L’Accès public à l’Internet à travers les bibliothèques ».

 

Bibliothécaires au Forum Africain sur la Gouvernance de l’Internet

Au prix de la passion et de l’engagement professionnels, l’Afrique du Sud m’a ouvert ses portes pour la troisième fois, toujours dans le cadre d’activités de réflexion et d’échanges autour des bibliothèques, de la pratique des bibliothécaires et de leurs roles dans la société. Après le congrès mondial des bibliothèques IFLA WLIC à Cape Town en août 2015, la réunion de haut niveau sur le Programme International de Plaidoyer de l’IFLA (IFLA IAP) à Prétoria en février 2016, me revoilà au pays de Madiba cette fois ci au royaume Zulu.

Durban a abrité du 16 au 18 Octobre 2016 le 5ème Forum Africain sur la Gouvernance de l’Internet (AIGF). L’IFLA m’a donné l’occasion en tant que bénéficiaire de son Programme International de Leadership 2016-2018 de participer à faire entendre la voix des bibliothèques qu’elle incarne au niveau mondial, dans ce cadre d’échange et d’élaboration de stratégies que constitue l’AIGF.

Pour rappel le Forum Africain sur la Gouvernance de l’Internet a été lancé à Nairobi, au cours du Forum mondial sur la Gouvernance de l’Internet (IGF) en 2011. Il est passé par plusieurs phases à travers le processus du Sommet Mondial sur la Société de l’Information (SMSI) et les réunions régionales tenues entre 2002 et 2005 à Bamako, Accra, Addis-Abeba Ababa, le Caire, Johannesburg, Douala et Tunis. Le Forum a été approuvé par le Conseil des Ministres des TIC, dans leur délibération à Khartoum, du 2 Septembre au 4 février 2012. Ses termes de référence ont été discutés et adoptés par les participants de l’AIGF au Caire le 3 Octobre 2012.

L’AIGF est un cadre d’échange multilatéral, multi-parties prenantes, démocratique et transparent sur la gouvernance de l’internet à l’échelle continentale. Le secrétariat est co-abrité par la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (UNECA) et la Commission de l’Union Africaine (UCA).

En dehors des plénières, notre participation a été centrée sur le Panel de la Coalition Dynamique pour l’Accès Public dans les bibliothèques (DC-PAL) organisé par l’AfLIA, la voix africaine des bibliothèques et services d’information. Le DC PAL offre un espace au sein de l’IGF pour aborder les questions de gouvernance d’Internet relatives à l’accès public et favorise une discussion sur la façon dont l’expertise, les réseaux et l’infrastructure existants au niveau des bibliothèques publiques peuvent contribuer à l’atteinte des objectifs et à l’esprit du processus du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI). Pour rappel, les bibliothèques publiques sont financées par le contribuable et intégrées dans l’infrastructure gouvernementale ; elles sont fréquentées par des membres de la société civile, des entrepreneurs, etc. elles collaborent souvent avec le secteur privé pour fournir des données et des services. Ainsi une coalition dynamique sur l’accès public dans les bibliothèques bénéficie de la participation de représentants de tous ces groupes. Cette discussion est donc réellement multipartite.

Les bibliothécaires, délégués de l’IFLA, de l’AfLIA et de eIFL et de gouvernements à ce 5ème Forum Africain sur la Gouvernance de l’Internet ont mis en exergue la contribution des bibliothèques dans le processus. L’Atelier à étè tenu dans les sessions parallèles sous la modération de Dr Buhle Bambo Thata, Directrice exécutive de la Bibliothèque universitaire de l’UNISA, autour du thème « Promouvoir un développement inclusif : comment les bibliothèques aident à connecter les gens à l’Internet et à atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) et l’Agenda 2063 de l’Union Africaine ». Quatre communications ont été présentées. Délégué de l’IFLA, j’ai présenté ma communication dans la langue de travail de l’atelier sur le thème « l’Accès public à l’internet dans les bibliothèques : un aperçu de l’engagement international de l’IFLA ».

Partant des textes politiques, énoncés de principes et manifeste édictés par la Fédération internationale des bibliothèques ces dernières années, nous avons rappelé le rôle central des bibliothèques et des bibliothécaires dans le combat pour l’accès public à l’Internet. Car au-delà des collections qu’elles abritent, les bibliothèques et services d’information sont les meilleurs points d’accès à Internet parce que servant tous les membres de leurs communautés, sans considération d’âge, de race, de nationalité, de religion, de culture, d’affiliation politique, de handicaps physiques ou autres. En plus d’être un espace ouvert d’accès à l’Intérêt, la bibliothèque dispose d’un personnel formé pour accompagner le citoyen-usager dans sa quête de développement.

Je ne saurais terminer ce post sans pour autant faire un clin d’œil à Madiba et réitérer le rôle de la lecture, des livres et des bibliothèques dans la construction du citoyen et le développement des sociétés. Le sage sud-africain en est l’exemple type. En fait, il est admis que Nelson Mandéla a été un grand homme d’état. Gérer un grand pays comme l’Afrique du Sud, être en phase avec ses pairs présidents au niveau mondial sur les questions géopolitiques après 27 ans de vie carcérale, il fallait être un bon lecteur pour y parvenir. Et le père de l’Afrique du sud multiraciale l’avait très tôt compris.  Madiba n’a pas eu besoin de leçon sur la puissance des livres et de la lecture. Il s’est maintenu grâce à la lecture pour être opérationnel dès sa sortie de prison.

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